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Title: La fécondité des natives et des immigrantes au Canada en 1911 : à l’intersection de deux transformations démographiques
Citation Type: Dissertation/Thesis
Publication Year: 2019
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Abstract: Au cours de la première décennie du 20e siècle, deux grandes transformations démographiques ont eu lieu au Canada : l’arrivée d’une grande vague d’immigrants, qui demeure la plus importante dans l’histoire canadienne, et le déclin graduel des taux de fécondité légitime. Ces deux tendances sont mises en relation dans cette étude de la fécondité maritale des immigrantes internationales et des natives en 1911. Pour ce faire, une série de régressions logistiques a été réalisées à partir des microdonnées de l’échantillon de 5 % du recensement canadien de 1911. Nous avons évalué la relation entre la fécondité récente et trois variables d’intérêt : le statut migratoire, le pays de naissance et la durée de résidence au Canada. La fécondité a été mesurée par la présence d’un enfant de moins d’un an (enfant de la femme) dans le ménage. Nos analyses, pour lesquelles nous avons tenu compte d’un ensemble de variables démographiques, culturelles et économiques, démontrent que les immigrantes avaient une propension supérieure aux natives d’avoir un enfant de moins d’un an. Toutefois, des variations dans le comportement de fécondité des immigrantes s’observent selon leur pays de naissance, la durée de leur séjour et la région de résidence, soit « est-centre » ou « ouest » du pays. Une association positive a été observée entre la fécondité récente et la provenance de l’Europe de l’Est, quelle que soit la région du Canada où elles habitaient. Par ailleurs, les américaines étaient moins susceptibles d’avoir un enfant que les natives, dans l’est-centre du Canada. Les Britanniques avaient une propension similaire à celle des natives d’avoir un enfant dans l’ouest du pays. Pourtant, leur fécondité était plus élevée dans l’est-centre du pays. Quant à la durée de résidence au Canada, les immigrantes arrivées au cours des trois dernières années, tant dans l’est-centre que dans l’ouest du pays, étaient moins susceptibles de résider avec un jeune enfant. Cependant, celles ayant vécu au Canada de quatre à neuf ans étaient davantage susceptibles de résider avec un bébé que les natives. Étant donné que les taux de fécondité actuels au Canada sont à la baisse, les immigrantes occupent une place importante dans les tendances de fécondité du pays. Cette étude suggère le besoin d’être sensible à l’hétérogénéité des comportements de fécondité que les immigrantes pourraient manifester une fois installées au pays.
User Submitted?: No
Authors: Cruz, Nallely, A
Institution: Université de Montréal
Department: Démographie
Advisor: Lisa Dillon
Degree: M. Sc.
Publisher Location:
Pages: 127
Data Collections: IPUMS NHGIS
Topics: Migration and Immigration, Population Mobility and Spatial Demography
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